une banque. Depuis le début, les capitaux de prêt
ont toujours été prélevés sur
les épargnes en caisse. La Caixa demeure un des rares
programmes de Nampula qui permet aux femmes de se prendre
en main et de faire lexpérience de la croissance
dans le cadre du développement organisationnel. Toutes
les évaluations de la Caixa soulignent le fort sentiment
dappartenance que les femmes éprouvent vis-à-vis
de ce projet.
Depuis quelque temps, de profonds changements semblent sannoncer
sur plusieurs fronts pour la Caixa. Dans une étude
complétée en juin 2001, Tony Schumacher (anciennement
avec le Conseil mondial des coopératives dépargne),
une autorité respectée en matière de
coopératives dépargne et de crédit,
a constaté une augmentation de 37 % des effectifs
au cours de lexercice 1999-2000. Durant la même
période, lépargne a augmenté
de 74%, tandis que les prêts ont grimpé de
117 %. Bien que toujours un problème, le non remboursement
des prêts a diminué de 35 % à 12 %.
M. Schumacher a également remarqué que le
leadership est plus efficace lors des réunions et
dans lacquittement dautres responsabilités
maintenant que toutes les dirigeantes savent lire et compter
couramment en portugais.
COCAMO apporte un soutien aux frais de fonctionnement actuels
de la Caixa. Les opérations demeurent le principale
préoccupation si la Caixa veut devenir financièrement
autonome et prospérer. Au cours des trois prochaines
années, il faudra se préoccuper davantage
de la comptabilité, du contrôle interne, du
rendement, de la formation, de la formation du capital et
des démarches visant à constituer lorganisation
en personne morale. Il sera donc important de mobiliser
davantage daide technique et financière de
la part de COCAMO et dautres sources afin de mettre
en place le plan stratégique triennal élaboré
par le leadership de la Caixa et M. Schmacher. Ce plan vise
à aider la Caixa à passer de létat
de projet à celui dune organisation de services
financiers indépendante et autosuffisante.